Le pétrole ne craint pas la crise

27/11/2009

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Face à une spéculation très active et à l'instabilité des cours du pétrole, il est difficile pour les analystes de nous donner une vision même à moyen terme du prix du pétrole. A l'été 2008, rappelons-nous, le pétrole frôlait les 150$ pour s'écrouler ensuite quelques mois plus tard à 30$. Actuellement, son prix atteint les 80$ le baril de brut. On pourrait penser que l'économie mondiale, toujours au ralenti, permettrait un recul progressif, voire une stabilisation du prix du pétrole. Or, c'est l'effet inverse qui est en train de se produire.

En effet, d'un côté, les prévisions de reprise à l'échelle mondiale sont plutôt positives et incitent à la spéculation et par conséquent les pays de l'Opep à maintenir le niveau de production actuel.

De l'autre, la reprise se faisant timide en Inde, en Chine et dans les pays de l'OCDE, les stocks de brut sont importants. Le pays producteurs n'ont donc aucun intérêt à augmenter la production (ce qui à fortiori engagerait une baisse du prix du baril).

Ensuite, selon M. Nobuo Tanaka, dirigeant de l'AIE, le faible cours du dollar est "certainement un élément de renchérissement des cours du pétrole".

Dernier élément qui induit une hausse potentielle du prix du pétrole : l'attente de la reprise de la demande en 2010.

A contrario, une augmentation trop importante du prix du pétrole pourrait freiner significativement la demande.

Ainsi, en 2010, les prévisions du prix du baril sont estimées entre 80$ pour l'OPEP et à 95$ pour Goldman&Sachs. A moyen terme, il se situerait entre 60 et 80$ pour Patrick Chevardière, directeur financier du groupe Total.

L'ère du pétrole à 40$ est néanmoins bel et bien terminée.

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