Consommation. Les seniors victimes de l'obésité et du diabète.

18/11/2009

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Dopés par la mondialisation, les modes de vie ont été totalement modifiés en une génération. L'augmentation du niveau de vie entraîne immanquablement une suralimentation avec de plus en plus de boissons sucrées, graisses et grignotage. En ajoutant la sédentarité liée à l'utilisation de la voiture et la présence de la télévision, les « victimes de la modernité » souffrent de surpoids et d'obésité.

La prévalence de l'obésité est inégale selon les types de population. Elle touche plus sévèrement les femmes de milieu défavorisé, du nord de la France et atteint son pic dans la tranche des 55 - 64 ans.

Toutes les études confirment le lien entre obésité et diabète. Celui-ci touche actuellement 6,6 % de la population mondiale et devrait doubler d'ici 2030.

Véritable fléau de société, le diabète est une des maladies les plus couteuses pour les systèmes de santé des pays développés. De nombreuses complications médicales y sont associées : cécités, amputations, infarctus, accidents vasculaires cérébraux, dialyses... En France, le traitement du diabète représente 10 % des dépenses de santé.

Considéré comme un péril économique majeur, le diabète devrait faire l'objet d'une attention toute particulière au prochain PNNS 3.

 

Décryptage : Face à l'enjeu économique majeur que représente la progression du diabète dans le monde, les politiques gouvernementales ne manqueront pas de poser le problème rapidement. Au-delà des prises en charge de la maladie et des traitements curatifs, tous les spécialistes s'accordent à dire qu'il s'agit avant tout d'un problème d'hygiène comportementale. Il faut travailler sur les habitudes alimentaires en mode préventif.

Les industriels de l'agroalimentaire seront associés à cette problématique et doivent d'ores et déjà s'y préparer. Moins de sucres, moins de graisses, tel devraient être, demain, le leitmotiv de la prévention. Les jeunes séniors, particulièrement concernés, sont une cible à privilégier : ayant grandi avec les premiers supermarchés et autres corollaires de la consommation de masse, ils sont parmi les premières victimes des maladies de civilisation. Toute innovation culinaire visant à limiter l'indice glycémique devrait trouver sa place dans un marché qui ne manquera pas de croître.

Sources

"Le diabète, un fléau dopé par la mondialisation", Les Echos, 13 et 14 novembre 2009.

Auteur Catherine Miniot, CCI Ille et Vilaine

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