Distribution. Les MDD se lancent dans la chasse aux emballages superflus.

16/11/2009

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

Utile pour protéger, conserver et donner des informations au consommateur, l'emballage est nécessaire. Pour autant, les enjeux environnementaux de réduction des déchets poussent les distributeurs à s'interroger sur la fonction propre des emballages. Dans certains cas, comme les yaourts par 4 par exemple, le suremballage peut être supprimé sans perte de valeur.

En constante hausse, le PET emporte les faveurs des MDD avec le carton toujours performant et apprécié. Avec de bonnes capacités de préservation des aliments, le PET est entièrement recyclable et intègre 25 % de matériaux recyclés.

Pour aller dans ce sens, tous les cahiers des charges émis dans les appels d'offres prennent en compte l'approche environnementale.

Parallèlement à cette réduction des emballages, les besoins d'informations à faire figurer sur les packagings sont en constante hausse : informations légales obligatoires, étiquetage nutritionnel, informations marketing, informations environnementales, logos...

Pour éviter la surcharge qui nuit à la compréhension du message par le consommateur, un travail d'harmonisation des informations est nécessaire.

Mais une question reste posée : cette sensibilisation écologique des MDD est-elle réellement un critère de choix pour le consommateur ?

 

Décryptage : Bien en amont de toute législation, les distributeurs anticipent les évolutions règlementaires et suivent les grands enjeux de société à venir en imposant des contraintes fortes aux industriels sur le packaging de leurs MDD.

En intégrant l'approche environnementale dans leurs cahiers des charges, les enseignes obligent les fabricants à faire preuve d'innovation. Réduire la quantité des emballages, choisir le bon matériau, trouver des manières de communiquer sur moins d'espace : autant d'enjeux contraignants qui doivent devenir un moteur de créativité pour les industriels.

Dans ce contexte d'anticipation, ce travail de recherche et d'innovation marketing pourrait être transféré sur les marques propres et devenir un élément différenciateur pour les industriels quand le marché sera plus mature sur cette problématique du développement durable.

Sources

"Dossier packaging", LSA, 5 novembre 2009.

Auteur Catherine Miniot, CCI Ille et Vilaine

A lire également

Afficher le prix producteur/fournisseur : de l’exception au standard de demain !

Le 09/10/2017

Les petits ruisseaux feront les grandes rivières… A l’heure où la guerre des prix fait encore débat autour de « qui paye quoi ? » et « qui est le plus gros méchant loup ? », afficher le prix producteur ou fournisseur réengage le dialogue autour d’un prix consommateur "juste" pour échapper (enfin) à la course au prix "le plus bas"…

Ooho encapsule l’eau dans une membrane biodégradable aux algues

Le 18/09/2017

Ooho marque les esprits et connait déjà un gros succès sur les réseaux sociaux avec une capsule d’eau comestible et durable sous forme de bulle biodégradable. Elle fait de l’ombre aux bouteilles en plastique, ouvrant des perspectives d’évolution des pratiques de consommation d’eau, à commencer par les usages nomades ou sportifs...

En quoi le consommateur bio diffère du consommateur de produits conventionnels ? Etude Bionutrinet

Le 06/09/2017

En quoi manger bio est-il différent de ne pas manger bio ? Les consommateurs sont-ils plus ou moins riches, plus ou moins urbains ou plus cools que les autres ? La web-BD de Bio Consom'acteurs issue de l'étude Bionutrinet montre que la réalité est bien plus complexe, qu'il n'existe pas une mais de nombreuses façons de consommer bio...