Distribution. Les MDD se lancent dans la chasse aux emballages superflus.

16/11/2009

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Utile pour protéger, conserver et donner des informations au consommateur, l'emballage est nécessaire. Pour autant, les enjeux environnementaux de réduction des déchets poussent les distributeurs à s'interroger sur la fonction propre des emballages. Dans certains cas, comme les yaourts par 4 par exemple, le suremballage peut être supprimé sans perte de valeur.

En constante hausse, le PET emporte les faveurs des MDD avec le carton toujours performant et apprécié. Avec de bonnes capacités de préservation des aliments, le PET est entièrement recyclable et intègre 25 % de matériaux recyclés.

Pour aller dans ce sens, tous les cahiers des charges émis dans les appels d'offres prennent en compte l'approche environnementale.

Parallèlement à cette réduction des emballages, les besoins d'informations à faire figurer sur les packagings sont en constante hausse : informations légales obligatoires, étiquetage nutritionnel, informations marketing, informations environnementales, logos...

Pour éviter la surcharge qui nuit à la compréhension du message par le consommateur, un travail d'harmonisation des informations est nécessaire.

Mais une question reste posée : cette sensibilisation écologique des MDD est-elle réellement un critère de choix pour le consommateur ?

 

Décryptage : Bien en amont de toute législation, les distributeurs anticipent les évolutions règlementaires et suivent les grands enjeux de société à venir en imposant des contraintes fortes aux industriels sur le packaging de leurs MDD.

En intégrant l'approche environnementale dans leurs cahiers des charges, les enseignes obligent les fabricants à faire preuve d'innovation. Réduire la quantité des emballages, choisir le bon matériau, trouver des manières de communiquer sur moins d'espace : autant d'enjeux contraignants qui doivent devenir un moteur de créativité pour les industriels.

Dans ce contexte d'anticipation, ce travail de recherche et d'innovation marketing pourrait être transféré sur les marques propres et devenir un élément différenciateur pour les industriels quand le marché sera plus mature sur cette problématique du développement durable.

Sources

"Dossier packaging", LSA, 5 novembre 2009.

Auteur Catherine Miniot, CCI Ille et Vilaine

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