Un plan de 3, 3 Mrd€ d’amélioration de la marge du groupe PSA

17/11/2009

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

 

Philippe VARIN, président du directoire de PSA, a présenté jeudi dernier un plan d’amélioration de la marge opérationnelle du groupe sur la période 2010-2012. L’objectif est de rejoindre le TOP 5 des meilleurs constructeurs (Volkswagen, Honda, Hyundai, Daimler et Fiat en 2008). Depuis 8 ans, PSA se situe en effet 6 points derrière le TOP 5 en marge opérationnelle.

Philippe Varin a réparti le « plan de performance » en 2 axes principaux :
  • Améliorer la "dynamique commerciale mondiale" : 45 % du plan, dont 30 % pour les ventes en Europe et 15 %  pour les ventes dans les pays émergents (Chine, Amérique Latine et Russie) 
  • La baisse des coûts de développement et des coûts de production : 55 % du plan


Pour améliorer ses parts de marché dans ces zones géographiques, le groupe compte sur son plan produit (déploiement de la gamme premium DS, renouvellement des gammes existantes), sur l’amélioration de ses parts de marché B to B (de 14% en 2009 à 18 % en 2012) et sur l’accroissement de la vente de services (extension de garantie, maintenance, assurance, offre de mobilité Mu by...). L'objectif est de passer de 300 000 contrats de service actuellement à 500 000 en 2012.


Concernant les coûts de production, Philippe VARIN a annoncé un objectif d’amélioration du taux d’utilisation des capacités de production de 81% à 105% (calculé sur 235 jours et 16 heures/jour) en poursuivant les programmes de réduction des surfaces exploitées (réduction des capacités en cours à Rennes et Aulnay, réduction de 20% des superficies à Poissy et Mulhouse). L’objectif global est d’améliorer de 20% la productivité des sites sur l’indicateur temps total passé par véhicule. Pour améliorer la productivité, Philippe VARIN a en outre annoncé un objectif de réduction de 30% de la diversité technique des véhicules.

Enfin, concernant la baisse des coûts de développement, Philippe VARIN souhaite faire passer le taux de reconduction des composants dans les véhicules de 30 % à 50% et augmenter la part des 15 fournisseurs stratégiques dans les achats : ceux-ci représenteront en 2012 50 % des achats contre 25% aujourd’hui.

 

Le plan de productivité se traduira pour les sites de production Français par la suppression de 6000 personnes (soit 10% des effectifs via des départs naturels) d'ici 2012 et par la réduction de leur capacité de production mais également par l'accélération de la restructuration de la filière autour de sous traitants de rang 1 moins nombreux et plus gros.

A lire également

L'électrique gagnerait haut la main l'analyse en cycle de vie face au thermique

Le 14/11/2017

Les prises de positions dans plusieurs régions du monde contre le thermique et pour l'électrique ravivent les interrogations sur la pertinence d'un choix électrique et notamment sur la réalité de son avantage environnemental. La revue des études de cycle de vie réalisées par un universitaire belge apporte un éclairage à considérer.

Quel cerveau pour la voiture du futur ? [par l'Atelier]

Le 29/09/2017

[Extrait de l'article initialement paru sur l'Atelier] La voiture de demain sera non polluante, ultra-communicante et autonome. Mais pour libérer le conducteur de toute tâche de conduite, celle-ci devra disposer d'une puissance de calcul conséquente. Une rupture technologique pour les constructeurs automobiles et leurs équipementiers.

La technologie diesel est-t-elle encore un avenir pour l'automobile ?

Le 22/09/2017

Depuis la déclaration de l'OMS en 2012 sur la nature cancérigène des polluants du diesel, les constructeurs ont accéléré le développement du "diesel propre" sans pouvoir inverser la tendance forte de baisse des ventes et dans un discours devenu bien difficile à entendre dans le contexte du dieselgate.