Biodiversité avant et après Copenhague

10/11/2009

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La biodiversité avant et après Copenhague. Voici quelques éléments de réflexion proposés par M. Jacques Weber, Co-président du groupe de travail sur la biodiversité de l'association Orée ; et chercheur au CIRAD ( centre de coopération internationale de recherche agronomique pour le développement des pays du Sud et de l'Outre-Mer français.


 
Précision sur la notion de biodiversité

"La biodiversité ne réside pas dans les espèces, mais dans la dynamique d'interactions entre les organismes, dans des milieux qui sont eux-mêmes en changement."


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Etat des lieux

La réflexion politique en matière de biodiversité n'a débuté qu'à partir de Juin 1992, à Rio, lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement, appelé sommet "Planète terre".

Le déclin des espèces pose le défi de l'accélération des processus, comme dans le cadre du changement climatique ; et aux raretés économiques connues aujourd'hui s'ajoutent les raretés physiques.

Nous vivons dans un monde où la création de richesses repose essentiellement sur l'érosion d'un capital naturel : la destruction de celui-ci accroît le PIB, de même que la réparation des destructions précédentes.


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Enjeux pour Copenhague : propositions de Jacques Weber

La communauté internationale pourrait décider de changer de modèle afin de faire advenir un monde dans lequel la création de richesses serait issue de la maintenance ou de l'amélioration du potentiel naturel. Toutes les atteintes aux milieux naturels resteraient possibles, à des coûts toutefois si prohibitifs que les acteurs en seraient dissuadés.

Jacques Weber propose que les régulations économiques soient essentiellement déplacées sur les consommations de nature, en lieu et place des charges qui pèsent sur l'outil de travail (capital manufacturier) et le travail (capital humain).

Jacques Weber plaide pour la création d'une organisation mondiale de l'environnement regroupant la FAO (food and agriculture organization), le PNUD (programme des Nations Unies pour le développement) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

La création en 2010 année de la biodiversité de IPBES (intergovernemental S cience Policy Plateform on Biodiversity and Ecosystem Services), soit l'équivalent du GIEC climat pour la biodiversité. Cette idée lancée en 2005 permettrait la mise en commun du travail d'un panel d'experts sur la biodiversité.

La possibilité d'une Taxe sur l'Energie Ajoutée, dont le produit serait redistribué en raison inverse des consommations énergétiques, ce qui devrait permettre d'inverser les tendances.


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