Véhicules électriques : des espoirs oui, mais aussi des stratégies de constructeurs

05/11/2009

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Si le véhicule électrique ne fait pas l'unanimité chez les constructeurs, il a le mérite de susciter de nouveaux espoirs à des sites de production sévèrement touchés, comme le site de PSA à Rennes. Mais entre rumeurs, attentes des salariés de la filière automobile touchés par la crise et réels pourparlers, difficile de faire la part des choses, et surtout de savoir ce qui est vrai de ce qui l'est moins.


 
Quelle sortie de crise?

L'automobile vient de traverser sa plus grosse crise structurelle et n'est toujours pas sortie d'affaire, 2010 étant encore l'année de tous les dangers. En France, l'arrêt des primes de l'Etat va révéler la fragilité des constructeurs. Les primes de l'Etat pour les véhicules à moteur à combustion classiques seront désormais redirigées vers les véhicules « verts ».

En effet, le gouvernement a annoncé un soutien fort pour le développement de la filière électrique, à la fois sur les infrastructures, les batteries et le soutien à l'achat des particuliers (voir Le Plan Véhicules Electriques du gouvernement). Plus de 3 milliards d'euros de soutien ont été annoncés. On peut alors comprendre que pour les constructeurs, l'enjeu est de taille.


Ancre retour

 
Un mirage électrique?

Entre réelle conviction technologique, où Renault, associé à Nissan, figure en pionnier, et nécessité de trouver un second souffle à travers le soutien de l'Etat, comme on pourrait le penser de PSA, le véhicule électrique représente le mirage auquel tout le monde veut bien croire. Et surtout les constructeurs, selon Bernard Jullien du Gerpisa, le véhicule vert « peut donner un peu d'espoir mais peut aussi ressembler à une manière de se défausser sur l'électrique qui est en train de devenir une figure de rhétorique de crise standard chez les constructeurs français ».

Exemple criant: Renault « a annoncé que l'usine [de Valladolid] accueillera la fabrication de trois nouveaux modèles dont le petit VE de Renault. [Cette] implantation conditionnelle [...] correspond à un deal triparti au terme duquel les syndicats acceptent à la fois des réductions d'effectifs et des accords qui selon les termes utilisés pour commenter la décision prise concernant Valladolid "garantissent la compétitivité du site" : l'Etat s'engage - avec les Régions - à mettre en place un plan de soutien au VE et le constructeur garantit la survie du site. Flins est volontiers mis en avant sur ce mode pour la France. »


Ancre retour

 
L'avenir de l'automobile à Rennes

Dans le cas de PSA Rennes, « dont on ne sait quel sera in fine la relation avec Bolloré dont la batterie "sèche" est, nous dit Varin, "en tests avancés chez PSA", le discours est plus ambigu et pourrait, en l'état actuel du dossier, nourrir des craintes de voir le management de PSA désigner là aux salariés et élus bretons une bien frêle planche de salut que le groupe ne tiendrait que du bout des doigts ».


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