Nissan : la batterie, nouveau métier et nouvelle source de profit à moyen terme

23/10/2009

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Pour Carlos Ghosn, la maîtrise de la batterie, de ses performances comme de son coût, sera au coeur de la compétition que se livrent les constructeurs.
"Nous n'en sommes qu'au début de cette technologie". "De toute évidence, il est possible de fabriquer une voiture performante avec la technologie électrique. On peut avoir une voiture à très bas coût avec un moteur électrique. Je pense que cela viendra de Chine ou d'Inde".

Fort de sa Joint-Venture avec NEC, et des partenariats signés entre l'Alliance Renault-Nissan et des États tels qu'Israël, Nissan est aujourd'hui parmi les pionniers de l'électromobilité. Le management du constructueur japonais poursuit l'élaboration de son plan stratégique à moyen et long terme afin de placer Nissan en position de leader.

Les efforts de R&D portés sur la technologie de la batterie y occupent une place primordiale afin de permettre au groupe d'être en mesure de produire des véhicules zéro émission accessibles et ainsi compétitifs. Offrir des véhicules électriques, dans un premier temps équipés de batteries Li-Ion à l'image de la Leaf dévoilée il y a quelques semaines, puis des véhicules équipés de piles à combustible à moyen terme implique l'intégration de ce nouveau métier qu'est le conrôle de la technologie de la batterie.

Parmi les éléments qui étayent l'évolution du métier de Nissan, l'annonce de négociations en vue de former une co entreprise avec Sumitomo. Le but est de développer un marché de "seconde main" pour les batteries de la Leaf: ce qui constitue une piste pour abaisser le coût de la batterie. Les batteries "usagées" des Leaf, changées après 10 ans d'utilisation et/ou une baisse de 20 à 30% de leurs performances, seraient dès lors utilisées pour stocker l'électricité générée à partir d'énergies renouvelables, notamment solaire.

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