CSC : Technologie clé pour réduire les émissions de CO²

21/10/2009

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La capture et le stockage de dioxyde de carbone, autrement intitulé "CSC", est une technologie qui peut contribuer à la réduction des gaz à effet de serre.


 
Le principe

La captation du dioxyde de carbone pourrait permettre de contribuer à l'objectif de 20% de réduction des G.E.S pour 2020.

Il existe trois voies possibles pour la réduction de nos émissions :

Première voie possible : réduire la consommation d'énergie, et donc la production de CO².

Deuxième voie possible : réduire le contenu carbone de l'énergie

Troisième voie possible : capter le CO² lors des processus industriels, puis le transporter, et le stocker dans le sol afin de l'isoler de l'atmosphère. Cette solution consiste à capter le CO², à le transporter jusqu'au lieu de stockage, en assurer la sécurité et la pérennité grâce à l'amélioration dans la modélisation des mécanismes d'interaction entre le CO² injecté et le sous-sol.

Sources de réduction des émissions

Le C.S.C peut contribuer à la réduction des émissions de carbone à hauteur de 19%.
CSC appliqué à l’industrie (ciment, sidérurgie) 9%
CSC (appliqué aux centrales thermiques)10%
Nucléaire6%
Energies renouvelables 21%
Efficacité des centrales7%
Autres mesures d’efficacité énergétique 47%

C.S.C captage et stockage de CO² (source La Tribune 25 Novembre 2009)


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Une solution complexe et onéreuse

Trois modes de stockage géologique sont envisagés : le stockage dans les gisements d'hydrocarbures matures, le stockage dans les aquifères salins profonds, et enfin le stockage dans les veines de charbon inexploitées. Les travaux actuels portent sur l'analyse, la compréhension et la modélisation des interactions entre le CO² injecté et les roches et fluides du sous-sol. Des méthodes de monitoring géochimique et géophysique, notamment sysmique et microsismique, sont également étudiées afin de pouvoir contrôler la propagation et le devenir du gaz stocké ainsi que l'intégrité de la couverture stockage.

Cette technologie demande des moyens financiers très importants que ce soit sur la séquestration de carbone, ou les équipements nécessaires sur les sites qui souhaitent pouvoir faire de la captation.

En 2008, le G8 avait acté pour la mise en place d'une vingtaine de projets pour 2010, aujourd'hui nous en sommes seulement à quelques projets.


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Des grands projets

Le projet dénommé Project Pionner.

Alstom associé à Transalta annonce la création d'un partenariat avec les gouvernements du Canada, de la province d'Alberta et le producteur d'électricité Capital Power pour la création d'une installation de captage et stockage de CO² sur l'une des centrales à charbon de Transalta au Canada. Ce projet bénéficie d'un financement de plus de 500 millions d'euros par les gouvernements suscités.

Ce projet est le premier de cette taille qui peut permettre de valoriser la technologie d'Alstom (captation et stockage intégré suivant le procédé à l'ammoniaque réfrigé). Selon la société cette installation permettra de capter environ un million de tonnes de dioxyde de carbone par an. Ce projet sera le premier test grandeur nature pour Alstom qui souhaite commercialiser cette technique à partir de 2015.

Le projet Cocate

Projet européen dédié à la problématique d'un traitement mutualisé du Co², pour lequel la région du Havre et le port de Rotterdam ont été choisis comme terrain d'expérimentation, devrait permettre à des sites de production de taille moyenne, situés dans une même zone géographique, de réduire leurs émissions de CO². Ce projet doit démarrer en janvier 2010. Il bénéficie de 3 millions de contribution de la Commission européenne.


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Une chaire à l'Ecole des Mines

L'Ecole des Mines Paristech, s'est dotée d'une chaire d'enseignement et de recherche sur le captage, stockage, et transport du CO², depuis le mois de juin 2009. Elle est subventionnée à hauteur de 700 000 euros, par des partenaires prestigieux tels que EDF, Lafarge, Air Liquide, Total, GDF-Suez), mais aussi des laboratoires universitaires, la communauté d'agglomération havraise, et son grand port autonome.

12 thèses doivent être élaborées sur cinq ans et les travaux de recherche français seront croisés avec ceux d'autres pays, comme la Chine, l'Australie, et la Suède.


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