Ploemeur teste le biodiesel à base de micro-algues

08/10/2009

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La recherche d'alternative énergétique durable a encouragé la recherche autour des biocarburants. Après une première génération de biocarburants que l'on peut présenter en trypique : l'huile ( palme, tournesol) ; l'alcool ( betterave, maïs) ; le biogaz ( boues, lisier) ; la recherche s'affine autour du biodiésel produit à partir des micro-algues, biocarburant qui semble plus prometteur.

De fait les biodiesels via les oléagineux ne peuvent répondre aux besoins aujourd'hui couverts par le pétrole. Leur principale critique tient à la surface cultivée nécessaire à leur production. Deux illustrations chiffrées : Pour couvrir les besoins actuels en pétrole de 40,35 millions de tonnes consommés pour le transport en France, il faudrait 118% de la surface totale du pays en culture de tournesol. A l'identique, la production de biocarburants par alcool végétaux (bioéthanol), nécessiterait 120% de la surface totale du pays en culture. La culture des oléagineux engendre d'autres écueils comme ceux de l'utilisation des produits phytosanitaires, et de l'opposition entre culture de production, et culture alimentaire. Les biocarburants de première génération sont une solution de transition, avant de trouver une meilleure solution.

Le biodiesel à base de micro-algues présente une autre voie possible pour remplacer le pétrole.

  • Il dispose d'un rendement en huile beaucoup plus important que les biocarburants à base d'oléagineux.
  • Il produit beaucoup de biomasse ( leur biomasse double en 24h, voire en 3,5h en phase de croissance exponentielle).
  • Il permet des récoltes régulières en fonction de la croissance en bioréacteur.
  • Il se développe par photosynthèse en eau douce ou en eau de mer, donc plus de problème de surface cultivable.
  • Il ne nécessite pas de pesticides.
  • Les sous-produits de cette production sont valorisables par exemple dans l'agroalimentaire.
  • Le système de production est exploitable dans les pays en voie de développement.

Une seule limite actuelle au développement de ce biodiésel réside  dans son coût de production. Pour qu'il soit rentable, et puisse devenir compétitif par rapport au pétrole, et biocarburants issus d'oléagineux, il faut réussir à le produire à des coûts inférieurs, et à en faire une production de masse.

Une expérience actuellement menée dans les carrières de Ploemeur dans le cadre du projet Safeoil, labellisé par le pôle Mer Bretagne vise à trouver des solutions à cette question.

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