Les biomatériaux : substituer les ressources végétales aux ressources fossiles

18/09/2009 (modifié le 18 sept. 2009)

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L'apparition des biomatériaux dans l'industrie correspond à une substitution des ressources végétales aux ressources fossiles, mais aussi à une demande des clients, et une capacité à produire en plus grande quantité qu'auparavant des matériaux qui disposent de bonnes performances. Aujourd'hui le chanvre, le lin, le maïs, le blé, le bambou, la pomme de terre entrent dans la composition de ces nouveaux matériaux.

Le marché des biomatériaux (produits biodégradables en produits biosourcés), progresse de 20% selon l'association European des Bioplastiques. Ceci est logique car ils permettent la formation de matériaux aussi performants que leurs équivalents traditionnels, et de plus ils sont réclamés par les consommateurs, qui sont près à payer un peu plus cher pour accéder à ce type de produits "verts".

Faurecia par exemple à décider d'introduire dans sa chaîne de production des planches de bord en lin, pour équiper la Smart for Two 2. Le fabricant avait déjà testé la fabrication de certaines pièces avec des biomatériaux comme des résines mélangées avec du bois, et depuis 2002 le lin a fait son entrée dans la conception, pour remplacer la fibre plastique. On peut également trouver du maïs, ou de la pomme de terre dans la fabrication de films pour l'emballage, du chanvre dans le bâtiment pour l'isolation thermique ou phonique. Le spectre d'utilisation de ces nouveaux biomatériaux est de plus en plus large.

La limite actuelle des biomatériaux réside dans la méconnaissance des données pour les analyses du cycle de vie. Ils imposent également aux fabricants de revoir leur processus de production, depuis l'approvisionnement, en passant par des modifications d'outillages, de règlages, et de paramétrages.

A présent l'industrie doit relever trois défis : produire de nouvelles matières sans essayer de reconstruire les anciennes ; concevoir des solutions 100% végétales qui solutionnent les questions de recyclage et de récupération ; et produire dans le respect des besoins des trois filières agroalimentaire, biomatériaux, et agrocarburants.

Sources

IT industrie & technologies - septembre 2009

Auteur Isabelle Heuzé, CCI Rennes

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