Consommation. "Le low cost signifie désormais : optimiser à la fois la quantité, la qualité et le prix."

05/11/2009

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Trois questions à Carmin Alberti, directeur d'Alti Développement, expert en marketing et innovation.


 
Le cabinet Alti Développement

Créé en 1999, Alti Développement a pour vocation d'accompagner les PME de l'Ouest de la France dans leur développement Marketing et Commercial sur leurs différents marchés et circuits de distribution.

Rigueur, créativité et pragmatisme sous- tendent le développement de la valeur que peut apporter une entreprise sur ses marchés: "c'est bien de le dire et de l'écrire mais le vivre au quotidien c'est encore mieux", tel est le leitmotiv du cabinet.


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Le consommateur face à la crise

La crise actuelle a-t-elle profondément modifié le comportement des consommateurs ?

 

Depuis le passage à l'euro, le consommateur ressent une baisse de son pouvoir d'achat et il a aussi le sentiment de s'être fait berné : la baguette coûtait auparavant 2,50 F, elle est aujourd'hui affichée à 1 € minimum, soit 6,50 F ! En outre depuis 4-5 ans, pour contrer la montée en puissance du hard discount, les enseignes ont profité de l'aubaine de la communication télévisuelle pour mettre en valeur les MDD et multiplier les slogans autour de leur positionnement prix. Le consommateur est donc déjà sensibilisé à la question de la gestion de son budget alimentaire et la crise a amplifié le phénomène. Au quotidien, le client devient très regardant et limite ses achats d'impulsion au profit des achats malins. Il revient aux listes de courses, aux produits essentiels, et se tourne vers le « low cost ». Par contre, pour des occasions festives, il n'hésite pas à se tourner vers du premium.


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Le low cost revisité

Cela signifie-t-il que le consommateur est prêt à sacrifier la qualité pour faire des économies sur ses achats alimentaires ?

 

Non, le low cost n'est plus l'adversaire de la qualité organoleptique ou nutritionnelle des produits et n'est plus synonyme d'austérité ou de bas de gamme. Le low cost correspond à l'optimisation du triptyque quantité/qualité/prix. Ce concept vient des hard discounters qui ont amélioré leur offre en développant leurs propres gammes de produits incontournables. Il vise à répondre aux unités de besoin de consommation de base dans l'alimentation quotidienne des Français .Une fois ces besoins identifiés, l'entreprise peut réaliser des économies sur le coût de revient global et ainsi améliorer les performances du produit.


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Opportunités pour les PME

Les PME ont-elles intérêt à surfer sur cette tendance de fond qu'est le low cost ?

 

Effectivement, à condition de travailler de manière transversale, à la fois sur leurs marques et sur les marques de distributeurs (MDD). Concrètement, cela se traduit par exemple par des promotions pour accompagner le lancement d'un produit : des prix ronds, des mécanismes d'offres d'essais comme les animations, les dégustations, le 2ème achat à - 50 %, etc. Il s'agit en réalité du concept de produit d'appel. Je conseille ce type de démarche plutôt que la création d'une gamme spécifique low cost qui, rapidement, risque de se voir rattrapée par la concurrence des MDD et des hard discounters.


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